Información sobre mi web/ Information sur ma web

Lo primero que quiero decir es que en esta web encontrarás algunos textos escritos en español, y otros en francés, e incluso puede que algún día me anime a escribir en catalán o en inglés.
Después, me gustaría hablar de la finalidad de este blog: es una carpeta pública en la que voy a archivar todos mis trabajos, tanto documentos escritos como imágenes. En este blog, encontrarás poemas, textos, historias, dibujos y mucha fantasía, pero también reflexiones acerca de películas, libros, cómics.

Por último, espero que disfrutéis leyendo y mirando mi blog. Muchas gracias.
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Tout d'abord vous devez savoir que dans ce blog vous trouverez des articles écrits en français, et d'autres en espagnol, et même un jour j'écrirais peut-être en catalan ou bien en anglais.
Puis, j'aimerais vous parler de la finalité de ce blog: c'est une pochette publique où je vais mettre tous mes documents, écrits et dessinés. Dans ce blog vous trouverez des poèmes, des textes, des histoires, des dessins et beaucoup de fantaisie, mais aussi des réflexions sur des films, des livres et des BD.

Pour conclure, j'espère que vous allez aprécier mon blog.
Merci beaucoup.

20.9.10

La princesse et le diable



Il était une fois, une princesse qui semblait une rose, ou plutôt une rose qui semblait une princesse tellement elle était belle. Elle s’éveillait chaque matin ruisselante de lumière, le teint inondé de soleil. La peau pâle comme une hermine luisante, des cheveux châtains s’enroulant sur eux-mêmes et des yeux verts, émeraudes fantastiques, qui pleuraient souvent de tristesse et de solitude. C’était une princesse de conte de fées. Elle ne pouvait supporter l’odeur qui teignait le monde de mal, du monde rongé par les vers, de cette plaie écarlate, de la même couleur que les pommes des sorcières des contes de fées. Comme cette petite fille, cette petite princesse, connaissait les malheurs du monde, elle s’enferma dans un château, un château noir comme son ombre, et y resta dedans. Elle finit par oublier l’odeur du monde, qui se fanait lentement à sa porte.

« Hélas ! Ce château noir comme le charbon vous rend solitaire et malheureuse, mais vous protège du diable, ce monstre abominable qui frappe chaque matin à votre porte. Embêtante bête trompeuse, il change toutes les nuits, durant votre sommeil, le masque qui couvre son visage vermeil, pour que vous ne puissiez pas le reconnaître le matin suivant. Roi des prestidigitateurs ! Tzar des illusionnistes ! Ah ! Petite fille, ce danger est trop malin ! Vous ne reconnaitrez pas toujours le diable! Puisque vous avez oublié son vrai visage…

Ainsi ,tous les jours, au soleil levant, le diable frappe à la grande porte noire de votre château avec ses longs doigts décharnés et pointus, semblables à des becs de corbeau, et d’une voix grinçante comme les gongs d’une vieille porte vous dit « petite, petite fille, descendez ; c’est l’ange de vos songes qui vient frapper à votre porte noire, c’est l’ange de vos songes qui vient réaliser vos rêves et combler vos désirs et vos espoirs… petite, petite fille, descendez… Je viens vous arracher de votre désespoir et ouvrir votre cage, cette urne remplie de cendres». Mais vous lui répondez toujours, avec cette voix d’oiseau du paradis, superbe voix fondante et douce « non ! Vous n’êtes pas l’ange de mes songes mais un mensonge rongeur qui vient, l’infâme, le menteur, couvrir mon âme de malheurs ! »

Vous imaginez, petite fille, sage et intelligente, que c’est toujours le diable, celui qui frappera votre porte noire, puisque le diable a des cornes, a une queue, a surtout ce sourire malicieux…
Mais, s’il vous plaît petite, petite fille, descendez, ouvrez-moi la porte noire de votre château, puisque je n’ai pas de cornes, je n’ai pas de queue, je n’ai surtout pas ce sourire malicieux. Je suis le prince des contes de fées. Je viens réaliser vos rêves et combler vos désirs et vos espoirs…
Puis-je vous raconter, petite fille, que j’ai bravé des océans orgueilleux, violents ; des Léviathans enragés ! J’ai navigué comme un insecte sur les paupières de la mer, j’ai manœuvré comme un fou aveugle sur le Styx, ébloui par vos phares verts qui caressaient mon âme !
Puis-je vous dire, petite fille, que j’ai traversé des terres inouïes, j’ai marché sur des montagnes plus grandes que mil dieux, sur des déserts plus vastes que l’espace et sur des glaciers plus froids que le sang d’un traître!
Puis-je vous révéler, petite fille, que j’ai perdu plusieurs vies dans des labyrinthes sans issue, mais qui, grâce à vos cheveux ensoleillés qui caressaient mon cœur, j’ai pu casser leurs murs, transformés en cristaux de vitrail !
Puis-je vous assurer, petite fille, plus belle que le printemps, plus douce que l’été, plus profonde que l’hiver, que vous avez un château triste, sombre, monotone, comme les feuilles en automne ?
Puis-je vous proposer, petite fille, d’ouvrir enfin la porte noire de votre château ? Vous êtes déesse de mon cœur, reine de mon âme et maîtresse de mon corps. Est-ce que je pourrai être l’être qui sèmera des fleurs dans votre cœur fané ? Est-ce que l’on s’aimer à jamais? »


Petite fille resta muette, hantée par les paroles du prince et, un peu inquiète, finit par ouvrir sa porte noire, et la princesse le baptisa dieu de son cœur, roi de son âme et amant de son corps. Une symbiose, un lien, un trait dans le ruisseau de la vie que l’eau ne pourra jamais recouvrir dans le ventre de l’oubli, se créa pour toujours. Pour varier, le conte finit bien, comme tous les contes de fées.

Mais qui peut assurer que la petite fille n’ouvrit pas sans faire exprès la porte au diable… ? Un jour où ses yeux verts, assiégés par la solitude, ne reconnurent pas la queue rouge de Mars… ? Un jour où il put enfin réaliser les rêves et combler les désirs et les espoirs de la petite fille … ? Elle ne désirait que revivre dans les bras d’une beauté charmante et ne plus se sentir seule. Et lui, étrange ange déguisé en prince, diable blanc, vint tomber amoureux d’une petite fille. Se donnant à un amour impossible, devint charmant et paisible et, oubliant la cruauté d’antan, érigea un énorme château blanc où il vécut heureux avec son amoureuse…


Un poème en prose écrit par Victor Alvarez pendant la nuit et le matin du 23 octobre 2008, pour Arizona.

1 comentario:

  1. Víctor (:
    Soy Lidia,de la facultad. Acabo de ver que tenías un enlace a un blog y me he metido. Entiendo un poco el francés así que ahora me pondré a leer un ratito (es miércoles y no hay clase)
    cómo puedo seguirte?
    un beso!

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