
Fotografía tomada por Kim Phuc durante los bombardeos de napalm, en la guerra de Vietnam
Ce poème je l'ai fait en pensant au "chant des partisans"
La pluie des faubourgs sur ta gueule, mon ami
Les roses des fusils sur les corps ennemis
Et le sang et la boue sous tes pieds, mon ami
Entends-tu les cris des soldats inconnus ?
Les larmes sur leurs joues, ils supplient pour leur vie…
Elles remplissent ton cœur de gloire et courage, mon ami
Vois-tu toutes ces femmes presque nues gémissant en silence ?
Leurs enfants tous émus contemplant le massacre, mon ami…
Et toi, camarade, mon copain, frère de patrie
Tu cries orgueilleux le nom de notre pays, mon ami !
Es-tu si content, si ravi de ce carnage ?
Notre terre est pourrie par le ver de la guerre, mon ami…
Tu es l’ombre d’un homme, une machine à tuer…
Contrôlé par des bourgeois que piétinent nos idées, mon ami !
Ils t’on aveuglé, arraché ton esprit critique…
On défend des intérêts et non pas la liberté, mon ami…
En quoi s’est converti notre but pacifique ?
En racisme maniquéin et violence systématique…
Mon ami, dresse-toi contre cette tyrannie !
Lève le poing contre ceux qui t’envoient en enfer, mon ami !
Ne laisse pas qu’autrui écrive ce que tu dis!
Révolte-toi contre ceux qui proclament l’autarcie, mon ami !

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