
Peinture de Augustin Ferrando, Oued à Bou-Hanifia
Il est tard, aujourd’hui
Je me suis réveillé à minuit
J’ai mis mon pantalon
Et je suis parti
Loin, très loin
Loin des mensonges et des malices
Loin des espoirs et des supplices
Je suis parti
Sans regarder les souvenirs du passé.
Et les larmes au cœur et les yeux fermés,
J’ai avancé
Peu à peu
D’abord un pas, puis deux
Puis trois
Et j’ai cheminé sur le grand désert
Des tragédies et des merveilles
Qu’est la vie
Je’m suis même pas retourné
Même pas une fois
Et j’ai suivi mon chemin.
Quand j’ai vu un oued lointain
Je’m suis dis « Tiens ! Mon destin ! »
Et, descendant la grosse dune du spleen
Je’m suis rendu compte
Que c’est mieux comme ça
Puis je’m suis endormi
Tranquille, serein
Car l’oued, palpitant
Etait tout près de moi

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